Amigurumis, les bases : tout ce qu’il faut savoir pour démarrer !

{ Choisir la taille de son crochet }

Pour crocheter un amigurumi, le plus important est d’obtenir  une trame bien solide qui ne laisse pas apparaître le rembourrage. Il faut pour cela choisir une taille de crochet adaptée au fil que vous avez choisi, ou inversement. Vous trouverez la taille de crochet recommandé sur l’étiquette de votre pelote, dans un petit carré représentant l’échantillon :

Cependant, selon que vous crochetez plutôt lâche ou plutôt serré, vous serez peut-être plus à l’aise avec un crochet un peu plus gros ou plus fin que la taille recommandée.
J’ai pour habitude de crocheter 1/2 voire 1 taille en-dessous du numéro indiqué sur la bande de ma pelote.

{ les Marqueurs de rang }

Utiliser des marqueurs de rangs est absolument vital si vous ne voulez pas devenir complètement zinzin. Un marqueur de rang sert à savoir où on en est dans son travail en marquant, au choix, le début ou la fin de chaque rang.

On peut en acheter en magasins spécialisés, merceries, etc. ou vous pouvez utiliser un trombone, des épingles à nourrices, des boucles d’oreilles…

Mais il y a une façon encore plus simple et efficace de ne pas vous perdre dans vos rangs : du fil !
Personnellement j’ai pour habitude de marquer la fin de mes rangs, mais peu importe si vous préférez marquer le début du moment que choisissez une des deux options et vous y tenez : coupez une longueur d’un fil de grosseur identique ou inférieure à celle de votre en-cours, et d’une couleur bien distincte. Insérez le fil dans la dernière maille de chaque rang, puis aux rangs suivants faites suivre le fil. On obtient un marquage en pointillé :

J’adore cette technique car elle permet  de garder une trace des rangs précédents. De cette manière, vous pouvez vous interrompre n’importe quand sans jamais avoir à vous demander à quel rang vous en étiez, ou retourner plusieurs rangs en arrière en un clin d’œil.

{ le cercle magique }

Certaines personnes aiment commencer par une chaînette fermée par une maille coulée, mais je préfère de loin la technique du cercle magique, aussi appelé « anneau magique ». C’est simple, efficace, et propre : que demander de mieux ?!

Il existe beaucoup de façon différentes de réaliser un cercle magique, voici celle que j’utilise :

  1. Enrouler 2 fois le fil sur son index, bout vers soi
  2. glisser le crochet sous les deux brins, ramener le plus près de la paume sous l’autre
  3. faire un jeté
  4. tirer le fil au travers de la boucle
  5. faire un nouveau jeté
  6. tirer le fil à travers la boucle
  7. enlever le doigt pour accéder à l’anneau
  8. crocheter ensuite une mailles serrée en piquant DANS l’anneau
  9. continuer jusqu’à atteindre le nombre de mailles serrées requis par le modèle, toujours en crochetant dans l’anneau, du côté où il y a 2 brins de façon à les emprisonner  dans les mailles serrées
  10. tirer fort sur le petit bout de fil
  11. jusqu’à ce que les mailles soient bien resserrées
  12. insérer un marqueur de rang sous le petit « v » de la dernière maille crochetée.

{ les augmentations invisibles }

Je n’ai pas vraiment de problème avec les augmentations classiques, mais la technique des augmentations invisibles peut s’avérer utile dans certains cas.

Pour cela on fait une maille serrée dans le brin avant de la maille suivante, puis à nouveau une maille serrée au travers des 2 brins de cette même maille.

{ les diminutions invisibles }

Il existe plusieurs façons de diminuer, comme sauter une maille ou faire 2 mailles rabattues ensemble, mais les diminutions invisibles sont si faciles et propres que ce serait dommage de s’en priver :

  1. insérer le crochet dans les brins avant uniquement des deux mailles suivantes,
  2. faire un jeté, tirer le fil au travers des deux brins avant,
  3. terminer votre maille comme d’habitude (ici une maille serrée).

{ Distinguer l’envers de l’endroit }

Au début, lorsque les yeux et le cerveau ne sont pas encore habitués à distinguer les petites variations des différents points,  distinguer l’envers de l’endroit est assez déroutant. Quelques indices pour vous y retrouver : sur l’endroit on voit des petits « v », alors que sur l’envers les « v » sont tête en bas et surmontés d’une petite barre horizontale :

La plupart des amigurumis que l’on voit sont faits côté endroit vers l’extérieur. C’est la face qui offre le plus de régularité, surtout si l’on a des diminutions invisibles : elles forment sur l’envers de petites barres horizontales côte à côte que l’on ne retrouve pas sur l’envers des mailles serrées.

Lorsque l’on démarre les premiers tours après un cercle magique, c’est le côté face à nous. Dès que la pièce commence à s’incurver, l’endroit se retrouve naturellement à l’intérieur. Si l’on veut l’avoir sur l’extérieur, il faut incurver la pièce dans l’autre sens, soit en cours de travail soit à la fin. Attention aux pièces avec un tout petit nombre de mailles : il peut être très difficile de les retourner à la fin. Mieux vaut alors les incurver endroit vers l’extérieur dès les premiers rangs, quitte à s’aider d’un crayon ou manche de crochet.

Certains designers préfèrent l’envers, et construisent leurs modèles en conséquence. Ils le précisent dans les tutos parce qu’on convient généralement que c’est l’endroit qui doit être à l’extérieur.

Si rien n’est spécifié, tourner puis assembler votre travail sur l’envers donnera un aspect très irrégulier à votre travail. Et si le modèle vous fait travailler des rangs entiers dans des brins avant et/ou arrière, vous ne pourrez pas assembler les parties comme prévu.

Par ailleurs, l’envers n’est pas aussi malléable que l’endroit,  ce qui compliquera le modelage au moment de rembourrer.

{ fermer le haut d’un amigurumi }

Le tout dernier rang d’un modèle fermé consiste presque toujours à faire des diminutions sur tout le rang. Je n’ai jamais eu un résultat vraiment propre en procédant ainsi, alors qu’en suivant la technique présentée dans cette vidéo le résultat est absolument parfait !!

( Technique & video par Repeat Crafter Me )

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